nicolas flamel

Religions, légendes et mythes

1.Les Égyptiens

 

 

Les raisons pour lesquelles le peuple égyptien s'est interrogé sur l'immortalité:

 

   La crue du Nil est l'un des principal facteur qui a conduit les égyptiens à se poser des questions sur la résurection, en effet, aucun habitant ne comprenait ce phénomène qui leur paraissait mystérieux. En été, l’eau était abondante et rendait le limon fertile. Toutefois, ils se rendirent vite compte que le désert (Sahara) était une menace pour le fleuve.

Cette situation précaire permit aux égyptiens de comprendre dès les origines la fragilité humaine.

Ils mirent en commun la vie, un don repris, et le Nil menacé.

« Mais, le fleuve ne meurt pas. Sa faiblesse n'est que passagère. Bientôt viendra pour lui l'eau du renouveau et, avec elle, une jeune vigueur. Certes, la menace de mort demeure, et pour la nature entière, et pour l'homme ».

C’est de cette manière que le peuple égyptien a pensé, à se préparer une résurrection après l’instant de faiblesse, la mort, mettant fin à l’existence.

 

La mort pour les égyptiens:

 

   La mort est semblable à une maladie qui frappe sans prévenir mais que l'on peut guérir. Après avoir été sauvé, le mort n’est ni capable de parler, ni de bouger. Il est donc plongé dans un sommeil éternel. Son âme part dans un pays inconnu et commence un voyage éternel sans jamais pouvoir revenir auprès de ses parents, de sa famille…

Le mort dort mais n’est pas « mort » en tant que tel, c’est juste un dormeur. La mort est donc inoffensive, elle est rassurante et est devenue une forme d’existence.

 

 

"Mais si la vie et la mort sont deux manières d'exister, l'homme, en entrant dans la tombe qui est une zone frontière, ne subit-il pas néanmoins une profonde métamorphose ?"

 

 Pour que le mort puisse dormir paisiblement, il ne faut pas que son corps se détériore. « La part spirituelle a besoin du corps pour subsister ; l'esprit s'expose à l'anéantissement s'il ne retrouve, chemin faisant, qu'un corps décomposé. » Pour éviter cela, on embaumait les corps et au fil du temps, on les momifiait. Le mort faisait encore parti de la vie de la famille et n’était pas oublié puisque toute sorte d’objet était déposés auprès du défunt. Tout était mis en œuvre pour garantir l'immortalité du défunt.

 

La vie nouvelle:

 

  La mort est une interruption, une phase de faiblesse avant la vie nouvelle. Le mort reprendra sa vie et fera ce qu’il avait l’habitude de faire avant.

L’entrée au séjour lumineux des Esprits pur se fait après la mort. L’âme doit d’abord se débarrasser de la matière, du corps, de la chair afin de ne faire plus qu’un avec l’esprit de  retrouver enfin sa pureté première.

Cependant, c’est le comportement de chaque homme qui déterminera une telle récompense. « L'équité, la piété, la générosité décideront de la qualité de son destin dans l'au-delà ».

 

Le devenir d'une telle foi:

 

  L’Ancien Empire égyptien connu un déclin à cause de la révolution dévastatrice de la VIIIe dynastie jusqu'au début de la XIIe (2360-2000 av. J.-C). Cette révolution a non seulement dégradé les valeurs sociales mais aussi ruinée la personne humaine (meurtres…) ; elle s’en prend donc aux fondements de la foi qui sont le respect de la vie et de la mort. L’alliance de la vie et de la mort est rompue. « Cette époque est celle de l'effondrement de l'une des plus cohérentes constructions métaphysiques que l'homme fut capable de dresser devant la réalité ».

Les Pharaons de la XIIe dynastie (2000 av. J.-C.) vont vouloir un nouvel idéal humain a la fin de ce désastre. Pour construire leur tombeau, les rois se servent des monuments funéraires de leurs prédécesseurs. Chaque roi voudra que son tombeau demeurent mais cela n’aboutit jamais car il n y a plus de respect pour rien. 

Ainsi prend fin le premier cycle de l’Histoire égyptienne. L'homme de l'époque memphite, bâtisseur des pyramides royales, est devenu un être anxieux, soucieux de son plaisir et inquiet de sa mort.

L’Empire fut ruiné par la révolution. Cette révolution entraina la séparation de la vie et de la mort. « La guerre, la famine, les épidémies, les cadavres jetés au fleuve montrent un terrible visage de la misère humaine et du trépas. La mort est devenue étrangère. »

Après sa ruine L’Égypte essayera de trouver une autre manière d’expliquer la rencontre de la vie et de la mort dans le courant du moyen âge.

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