Autres tentatives

I. Le clioquinol ralentit le vieillissement :

     Le clioquinol est un  médicament créé  il y a plus de 80 ans pour le traitement de la diarrhée et d'autres troubles gastro-intestinaux. De nouvelles recherches effectuées sur des animaux ont affiché qu’il pouvait défaire l’évolution des maladies d'Alzheimer, de Parkinson et de Huntingdon. Les chercheurs ont formulé plusieurs hypothèses pour essayer d'expliquer la manière dont un composé peut à lui seul avoir de pareils effets sur trois maladies neurodégénératives n’ayant aucun lien.

     Le Dr Hekimi et ses collègues du département de biologie de l'Université McGill t ont découvert une récente piste spectaculaire : d’après eux, le clioquinol fonctionnerait directement sur la protéine CLK-1, une protéine responsable du processus de vieillissement, et qu’il pourrait diminuer le procédé de vieillissement des cellules du cerveau. " Le clioquinol est un puissant inhibiteur de CLK-1 », explique le Dr Hekimi. Un essai de leur étude est paru au mois d'octobre 2008 sur le site Internet du « Journal of Biological Chemistry ».

 Sachant que la protéine CLK-1 influence la longévité chez les invertébrés et les souris et comme il s'agit de trois maladies neurodégénératives liées à l'âge, les chercheurs ont formulé l'hypothèse que le clioquinol agit sur celles-ci parce qu'il ralentit le processus du vieillissement. Les maladies neurodégénératives étant liées à l’âge, il se peut donc que le clioquinol agisse positivement sur elles, en ralentissant la dégénérescence des neurones

     Même si les premiers résultats ne sont encore qu’un début, la piste antivieillissement est lancée. Plusieurs travaux de recherche sont espérés pour exploiter les nombreuses propriétés de ce « filtre de jouvence ». Cette piste ainsi que de faire progresser les recherches sur le vieillissement, permettrait de lutter contre des maladies tellement courantes. Mais il va falloir  attendre quelque temps avant de concevoir une application humaine de ce traitement, comme dans la plupart des cas de la recherche expérimentale.

 

 II. Une nouvelle piste, la régénération :

    Une autre forme de recherche est exploitée. Elle est inspirée d’un animal : la salamandre.

En effet, la salamandre est un symbole de l’immortalité : elle a la capacité de se régénérer. Cette capacité a inspiré de nombreux chercheurs et les a mener sur une piste : «  L'homme pourra-t-il, lui aussi, reconstituer un jour naturellement tout ou partie de son organisme ? ». L’avancée de techniques scientifiques ultramodernes tels que la génomique, la thérapie génique, la biologie cellulaire ou le clonage donne l’espoir que la régénération d’une partie du corps humain est désormais possible. Axel Kahn, scientifique mondialement reconnue, et Fabrice Papillon, journaliste spécialiste des questions de génétique, résume dans La Médecine en quête d’immortalité les avancées dans un domaine inconnu du public, mais qui rassemble et fait réjouir toute une population de scientifiques et de médecins : la médecine régénératrice.

 

  La médecine régénératrice a suscité des questions, « pourquoi certains animaux tels que la salamandre, l’hydre, le triton... ont la capacité de régénérer un membre, alors que d’autres animaux et en premiers lieu, l’homme, n’en sont pas capables ? ». L’idée de régénération a aboutit à une nouvelle piste, l’idée que les cellules souches seraient porteuses d’immortalité dont l’ouvrage de Nicole le Douarin membre de l’académie des sciences Les cellules souches, porteuses d'immortalité. Nicole présente dans son livre des connaissances sur les cellules souches, elle livre l’ampleur des espoirs que l’on peut placer dans une médecine régénérative qui ferait appel aux vertus de ces cellules potentiellement immortelle.

Depuis les années 1990 les cellules souches animales et humaines sont le centre d’intérêt de beaucoup de recherches en médecine,  avec l'espoir de régénérer des tissus mais aussi de créer des tissus et organes (thérapie cellulaire) de toute pièce. Étant donné les capacités possibles qu'elles semblaient posséder, des expérimentations de clonage thérapeutique se sont développées pour en tenir la création en grand nombre.

    Nicole Le Douarin développe quelques thèmes de son ouvrage Les cellules souches porteuses d’immortalité, en effet les cellules souches sont responsables de la régénération des organes chez quelques espèces, d’où l’idée que si l’on pouvait rendre toute nos cellules totipotentes (cellule souche) on pourrait régénérer nos organes.

Grace au travail sur les cellules souches, aujourd’hui, les chercheurs ont presque le pouvoir réactiver les mécanismes de la régénération pour "réparer" des organes blessés.

Il a été trouvé que nos tissus possédaient des cellules souches et que nos organes en tiraient une capacité de renouvellement « plus ou moins importante selon l’organe ». Par exemple les cellules sanguines, renouvelées tous les 120 jours, les cellules de la peau qui se régénèrent tous les 21 jours…  

  Les neurones ne meurent pas tous au cours de notre vie contrairement aux idées reçues. Il a été découvert dernièrement, la présence de cellules souches capables de renouveler les neurones du système nerveux central des adultes, chez les vertébrés supérieurs, ou d’en augmenter le nombre, cette découverte primordiale ouvre alors une nouvelle piste et donne un espoir de plus dans la quête de l’immortalité.

 

 

 

 

 

 

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