Télomérase

  Le prix Nobel de médecine 2009 a été accordé à l'Australo-Américaine Elizabeth Blackburn et aux Américains Carol Greider et Jack Szostak, ayant consacré leur travaux sur l’étude d’une enzyme : la télomérase

 

 

 

Découvertes depuis dix ans, les télomères ont laissé place à de nombreuses recherches chez plusieurs équipes. Situées à l’extrémité des chromosomes, ces structures sont créées durant le développement embryonnaire. Ce sont de brèves séquences d’ADN répétées des milliers de fois. Elles allongent les chromosomes et leur donnent une protection contre les conséquences du temps et de l’environnement. Les télomères sont aussi les témoins de la mauvaise  action du temps. A chaque cycle de division de la cellule (dont le plus grand nombre varie entre 60 et 100), la taille de ces structures diminue. On considère aujourd'hui que la taille des télomères prédéfinit le nombre de division qu'une cellule peut faire. Ce qui implique que plus les télomères sont courts, plus la cellule est en fin de vie (cellules sénescentes). A l’échelle macroscopique, les tissus constitués par ces cellules et l’organisme tout entier affichent ce vieillissement.

La télomérase est estimée comme l'enzyme de l'immortalité, ou encore de l'éternelle jeunesse. Présente naturellement dans le corps humain, elle a pour but de créer  et réparer les télomères c'est-à-dire qu’elle est capable de compenser la perte de l’ADN télomérique en reconstituant sa séquence. "Si les télomères sont raccourcis, les cellules vieillissent. À l'inverse, si l'activité télomérase est élevée, la longueur des télomères est maintenue et la sénescence cellulaire est retardée. C'est le cas des cellules cancéreuses qui sont considérées comme éternelles", indique l'Académie Nobel.

   

 

  Schéma d’un télomère en épingle

Le fragment 5’ se termine normalement. En [1], le fragment 3’ se recourbe en épingle. Les guanines [2] se combinent entre elles par une modification de leur configuration des sucres associés. L’extrémité est ainsi protégée de la dégradation par les DNAses.

En effet les cellules cancéreuses restent éternellement jeunes et ont la capacité de se diviser perpétuellement. L’étude des cancers et des cellules tumorales a donné le meilleur argument pour la théorie télomérique du vieillissement. Contrairement aux cellules normales qui arrêtent de se diviser et entrent en sénescence, les cellules cancéreuses peuvent se diviser indéfiniment, elles sont donc immortelles. On détecte une importante activité télomérase dans les cellules cancéreuses.

Cette fabuleuse découverte nous emmène donc à 2 chemins :

_Réveiller cette enzyme dans certaine cellules de notre corps afin de les rendre immortelles

_Inhiber cette enzyme dans le cas des tumeurs ce qui permettrait de soigner les cancers, les inhibiteurs de la télomérase pourraient être utilisés comme agents anticancéreux.

 

 

 

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