L'élixir de longue vie

   L'élixir de longue vie (Elixir Vitae) appelé également « or potable » est un élixir de Jouvence, c’est à dire une boisson légendaire qui aurait le pouvoir de prolonger la vie indéfiniment ou de conserver sa jeunesse éternellement. La recherche d'un tel élixir est un des buts de l'alchimie*.Cet élixir de jouvence n’aurait apparemment jamais été découvert, bien que des alchimistes de l'ancienne civilisation chinoise , de l'Inde ancienne et du monde occidental y aient consacré de nombreux efforts.

 *Alchimie: L'un des objectifs de l'alchimie est le grand œuvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux l’autre objectif classique de l'alchimie est la recherche de la panacée (médecine universelle) et la prolongation de la vie grâce à un élixir de longue vie.

 I. La Chine :

  Durant l’Antiquité, beaucoup de souverains chinois ont tenté d'obtenir une « panacée » de jeunesse un remède contre tout les maux  qui permettrait d’acquérir une jeunesse éternelle se présentant sous différentes formes élixir ou pilule. Pendant la dynastie Qin, Qin Shi Huang envoya Xu Fu un alchimiste accompagné de cinq cents jeunes hommes et cinq cents jeunes filles vers les mers orientales à la recherche de ce fameux élixir, mais celui-ci ne revint jamais. A l’époque, les Chinois pensaient qu'ingérer des matériaux précieux qui ne pouvaient pas s’abîmer, comme le jade, le cinabre ou encore l'hématite pouvait donner la longévité. L'or était connu comme très puissant. Dès la fin du IIIe siècle avant notre ère, apparaît en Chine l'idée d'« or potable »

  Un célèbre livre d'alchimie chinoise, le Tan Ching Yao Ch’eh (Grands Secrets de l'alchimie ~650) écrit par Sun Simiao, raconte en détail la création d'élixirs et pilules d'immortalité  ainsi que ceux qui servent au traitement de certaines maladies et à la fabrication de pierres précieuses. La plupart des substances qui composaient de tels élixirs sont en réalité très toxiques. L'empereur Jiajing de la dynastie Ming mourut de l'ingestion d’une forte dose d’arsenic présente dans l’un des élixirs préparé par l’un des alchimistes. L'historien britannique Joseph Needham a érit une liste des empereurs chinois décédés par empoisonnement après s’être administer un « élixir». Mais l’alchimie interne, remplacera plus tard l’alchimie dite traditionnelle (externe) dès le Xe siècle.

 II. L'Inde:

  On peut retrouver des similitudes avec l’ancienne Chine chez les Védas particulièrement en ce qui concerne la relation entre l’or et une longue vie. Le traité Arthashastra, écrit entre le IVe et le IIIe siècle avant notre ère parle du mercure qui tient un rôle dans l'alchimie de plusieurs traditions. C’est entre le IIe et le Ve siècle qu’apparaît l’idée de transmutation des métaux dans des textes bouddhiques. On raconte que l’alchimie et la médecine orientée vers l’acquisition de l’immortalité soit arrivée en Inde par la Chine ou le contraire. Cependant, la fabrication des métaux pour les indiens est une mesure mineure, la médecine est la plus mise en avant. L’élixir d’immortalité est plutôt négligeable en Inde, ils privilégient plutôt les élixirs soignants certaines maladies ou favorisant une longue vie.

III. Europe

  Des rumeurs raconteraient que certains alchimistes plus récemment aurait découvert le secret de ce fameux élixir. En Europe, les recherches sont surtout accentuées sur la pierre philosophale.

 

 

 

 

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